Parfois, cela vaut la peine d’attendre dans la vie et le premier objectif de Slafkovsky en est une démonstration éloquente. Le premier choix du Tricolore venait d’esquiver un coup teinté de mauvaises intentions de Josh Brown en zone offensive. Sans perdre une seconde, Arber Xhekaj a cru bon d’abandonner son poste pour venger Slafkovsky, qui est déjà son grand ami, en pleine terre offensive. Ce faisant, un revirement s’est créé qui a souri au Slovaque. Le numéro 20 a fait exploser la foule du Centre Bell avec un tir qui a donné à son équipe une avance de 4-0, soit 3-2-0. « C’est amusant de jouer avec des jeunes, mais encore plus avec Arber, il peut tuer n’importe qui sur la glace », a déclaré Slafkovsky avec son grand sourire. Savourant le moment, Slafkovsky s’est permis de narguer Brown immédiatement après son but et il a eu la belle candeur de saluer la foule pendant l’ovation. « Je ne me souviens même pas comment j’ai compté, je pensais juste à fêter ça, c’est la plus belle partie de marquer son premier but », a avoué Slafkovsky. Déjà Sheriff dans la LNH, le plaisir des jeunes
Surnommé shérif au hockey junior, Xhekaj n’a pas été découragé depuis son ascension extraordinaire dans la LNH. L’homme fort Zack Kassian voulait relancer son équipe qui perdait 3-0 en moins de huit minutes d’action. Il a eu la très, très mauvaise idée d’inviter Xhekaj à jeter les gants. On doute encore de la pertinence des bagarres au hockey, mais le défenseur de 21 ans a apporté une sacrée correction à Kassian. « Je voulais voir ce que je pouvais faire contre les gros joueurs de la LNH et ça s’est plutôt bien passé. J’étais en junior la saison dernière, les gars ne sont pas si vieux », a expliqué Xhekaj. Quelques minutes avant ce combat, Kassian s’était engouffré dans les planches en ratant un check. Une scène qui ne pouvait que rappeler sa mésaventure nocturne l’ayant chassé de Montréal. Mais ce qu’on retient avant tout, c’est le plaisir qui se dégage de la succession du CH. On pense au sourire de Slafkovsky suite à son but, à la réaction fougueuse de Xhekaj à la fin de son combat, aux rires que les deux jeunes ont échangés dans la surface de réparation lorsque Kassian s’est replié dans les vestiaires, avec l’aplomb montré par Kaiden Guhle et n’oublions pas Jordan Harris qui tient bon. Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’entraîneur des Coyotes, André Tourigny ne s’amusait pas. Il a lancé une