Mois : septembre 2024

Assaillie de questions, dépassant parfois allègrement les limites de la décence, celle dont le combat inspire désormais bien au-delà de la salle d’audience, a livré un nouveau témoignage fort et réaffirmé son statut de victime.
Une nouvelle épreuve. Quand elle a été appelée à la barre, pour la troisième fois depuis le début de ce procès décidément pas comme les autres, Gisèle Pelicot ne s’attendait pas à ce qui allait suivre. La tête haute, le verbe fort, la même assurance impactante que la première fois, la victime avait prévu de délivrer un message. Pour, espérait-elle alors, couper l’herbe sous le pied de ceux qui ne la croient pas.

« Pas une seconde, je n’ai donné mon consentement à monsieur Pelicot, pas plus qu’à ces hommes qui sont derrière moi, a-t-elle rappelé. C’est absolument abject de le penser. Je me sens humiliée depuis que je suis dans cette salle. On me dit alcoolique, complice de monsieur Pelicot, j’ai tout entendu dans cette salle. Il faut vraiment beaucoup de patience pour entendre tout ce que j’entends. » Des premiers mots comme un bilan des deux semaines qui ont entrecoupé ses passages à la barre à encaisser les versions de certains accusés.

Alors Gisèle Pelicot a haussé le ton. Cette fois, on a senti la même force que lors de sa première audition. Avec en caisse de résonance les vagues de soutien successives qu’elle reçoit du monde entier. « On a débattu pour savoir s’ils avaient passer trois minutes, une demi-heure ou trois heures… Mais est-ce que c’est une question de temps le viol ? Si ces personnes voyaient leur fille, leur sœur dans cette situation, est-ce qu’ils verraient ça comme ça ? Ils sont venus me violer, peu importe le temps qu’ils y ont passé. Ce que j’entends ici est dégradant, c’est humiliant. »

Lire la suite
Le préfet de la Martinique, Jean-Christophe Bouvier, a annoncé l’instauration d’un couvre-feu à partir de mercredi soir et jusqu’à nouvel ordre dans certains quartiers de Fort-de-France les plus touchés par les violences urbaines, de 21H00 à 05H00 du matin, ainsi qu’un renfort de la présence des forces de l’ordre. 
Lire la suite
Nouvelle alerte sur les finances publiques.
Auditionné par la commission des finances de l’Assemblée, Pierre Moscovici, premier président de la Cour des comptes, attire une nouvelle fois l’attention des parlementaires sur la dégradation budgétaire.
Dans une situation préoccupante en raison du niveau de son déficit et de sa dette, la France est sommée de faire des efforts pour retrouver le contrôle de son budget.
Paris doit notamment présenter un plan de redressement de ses comptes avant le 20 septembre, délai fixé par la Commission européenne. Faute de quoi, elle risque des sanctions.
Les temps fort de cette audition, avec les explications de texte de Fanny Dayres, sur LCP Assemblée nationale.
Lire la suite