Nice-OM. « On n’a pas été bon. C’était un jour sans », reconnaît Adrien Rabiot
Une victoire aurait permis aux équipiers de Leonardo Balerdi de prendre le large et d’étirer un peu plus une série d’invincibilité entamée le 8 novembre dernier, soir de déroute contre Auxerre (1-3), qui avait entraîné une mini-révolution, entre système retouché, choix forts au niveau des hommes et mentalité de vainqueurs retrouvée. Mais l’OM n’a jamais entrevu un possible succès car il a été plombé dès l’entame par un défenseur déjà lourdement impliqué il y a deux mois et demi contre l’AJA.
Lilian Brassier, triplement fautif sur l’ouverture du score (relance, interception et sauvetage ratés, lire par ailleurs), a en effet tiré une balle dans le pied de ses équipiers, condamnés à courir derrière le score dès la 7e minute (but de Guessand). Pour renverser le match face à de sérieux Niçois, il aurait fallu des idées, c’est mieux, des occasions, c’est élémentaire, ou un vent de révolte, minimum vital dans un derby. De tout ceci il n’y eut pas, même si les Marseillais ont beaucoup tiré au but (18 fois) et ont promené le ballon d’un côté à l’autre du terrain (70,5 % de possession) sans jamais se montrer véritablement dangereux, Marcin Bulka ayant réalisé plusieurs parades faciles.
Dès le retour des vestiaires, les Aiglons, sur un nouveau contre et avec encore une fois la complicité de Brassier, enfonçaient le clou (Cho, 51) et la suite n’a pas laissé entrevoir une issue positive pour l’OM. Les entrants étaient inopérants (la palme pour un Rowe fonçant tête baissée à chaque prise de balle sur le premier Niçois venu), les cadres hors du coup (Luis Henrique, Rabiot, Maupay, Greenwood) et l’ensemble d’une stérilité insupportable comme les banderoles d’un autre temps de la Tribune Populaire Sud (« Que la chasse aux rats commence », « Liberté pour les Ultrats » ou des insultes visant Maupay et sa famille).
Les belles choses ont une fin (7 matches sans défaite en Ligue 1, un parcours quasi-parfait à l’extérieur) et la brillante machine olympienne semble s’être fissurée avec les arrêts de Vito Mannone lors de la séance de tirs au but contre Lille qui a éliminé l’OM en coupe, il y a 13 jours,