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Si vous le cherchez, pas la peine d’aller faire un crochet par Marignane. Le mercato de l’OM est clos depuis le 3 février 2025 et Thierry Mode (61 ans), supporter marseillais star des réseaux sociaux sous le pseudo « Titi c’est toi le boss », n’a plus besoin d’immortaliser les dernières arrivées sur le tarmac de l’aviation générale. Ce qui ne l’empêche pas de courir, encore une fois pour la bonne cause. Quelques semaines après avoir bouclé le Marathon des Sables, au Maroc (120 km dans le désert en autosuffisance), pour lequel il avait suivi une préparation physique particulière qui l’avait vu perdre une soixantaine de kilos, Titi se lance dans une nouvelle aventure : le Marathon des Capables.
Aix-Marseille, une dernière étape ouverte à tout le monde
L’idée ? Rallier Marseille depuis Paris en 18 étapes quotidiennes oscillant entre 43 et 59 bornes chacune, et en alternant entre routes, sentiers et chemins GR. L’objectif ? Promouvoir l’inclusion et l’accessibilité au sport pour tous en récoltant de l’argent à travers cet engagement solidaire.
« Je ne voulais pas rester sur un one shot avec le Marathon des Sables. Moussa (Diallo), qui est devenu un ami, a concocté un défi à mon image : quelque chose de fort, d’ultra et qui dépasse l’entendement. Il me l’a annoncé en décembre, pour mon anniversaire. Donner de soi pour aider les personnes handicapées et leur redonner le sourire a énormément de sens pour moi. Beaucoup n’ont pas les moyens, par exemple, de s’acheter une prothèse et rencontrent donc des difficultés pour faire du sport. On veut venir en aide à ces gens-là », lance Titi qui marche dans les traces de son grand-père maternel qui, en plus de lui avoir fait découvrir le Vélodrome pour le fameux OM-Ajax de 1971, a beaucoup œuvré dans le domaine associatif.
Il n’est pas seul dans cette aventure. À ses côtés émergent Moussa Diallo, expert en préparation mentale et physique, et Terence Giardina, coach sportif. Ensemble, ils se démènent pour « faire tomber les barrières » à l’occasion de cet « ultra qui ne s’est jamais réalisé ». Avec Laetitia Calderon De Lao, une patineuse amputée en 2023 après un grave accident de circulation à Marseille, et Sofiane Rahmouni, un coureur en fauteuil, tous trois prendront le départ de toutes les étapes et ce, dès le prologue programmé le 24 septembre à Port-Marly (Yvelines) avant d’arriver le 11 octobre à Marseille, dans l’enceinte du conseil régional.
« Nous ne cherchons pas à être élitistes, il en faut pour tout le monde, tous les goûts et tous les budgets. Vous pouvez aussi bien venir pour admirer le travail gigantesque d’un artiste chinois qui va faire tout un dos, comme venir faire une toute petite pièce. Tous nos artistes sont des pointures dans leur domaine, vous pouvez y aller les yeux fermés », vante Jérôme Delesalle, l’organisateur de Salon.
Loin des clichés « bikers à moustache »
Jusqu’à dimanche soir, 19 h 30, il sera donc possible pour tous les visiteurs de venir se faire encrer la peau dans tous les styles, toutes les couleurs et sur toutes les parties du corps. La moitié des 5 000 visiteurs prévus ont déjà réservé leur créneau mais il sera toujours possible de réserver sur place auprès des artistes.
« Avec une offre aussi importante, c’est une bonne porte d’entrée sur le tatouage, même pour un premier. Les techniques et les approches des tatoueurs ont tellement évolué, on est loin des clichés des bikers à moustache », avance l’organisateur. Il y voit surtout un moyen de démocratiser la pratique « dans un cadre sanitaire et éthique », et à une époque où le tatouage n’a jamais été aussi populaire. « Il est rare de voir des personnes qui ne sont pas tatouées, c’est bien moins stigmatisé qu’avant, le regard a changé. Et ça se voit dans les profils qui viennent au Salon », décrit Jérôme Delesalle.
L’organisateur voit par ailleurs d’un très mauvais œil le développement parallèle de petites conventions moins officielles ou de soirées tatouages dans des bars, restaurants ou festivals. « Comment garantir les conditions d’hygiène et de salubrité dans des lieux pareils ? En allant là-bas, vous n’avez aucune garantie des qualifications des artistes. Nous, nous demandons tous les documents officiels en amont », relève-t-il.
Tatouages chinois et reconstruction
Au-delà des stands occupés par les tatoueurs, plusieurs moments forts marqueront cette 9e édition, avec des conférences sur le tatouage chinois traditionnel, et une intervention d’Alexia Cassar, l’un des premières tatoueuses de France à s’être formée à la reconstruction de tétons après un cancer.