Mois : novembre 2025

Premier art martial martiniquais, le danmyé ou ladja est né du choc de la rencontre de deux mondes. Les esclaves venus du Sénégal, transitant par l’île de Gorée, ont crée un art de combat inspiré de la cérémonie initiatique le « n’golo », qui symbolisait le passage du monde de l’adolescence au monde adulte sous la forme d’une lutte. La principale source d’inspiration est sans conteste le làmb (lutte sénégalaise). Les combats avaient lieu au cours des fêtes patronales ou au cours de combats « arrêtés ».
Cependant, après la départementalisation en 1947, des décrets municipaux interdirent la pratique du danmyé. Les combats étaient bien réels, les coups portés et ces rencontres servaient de prétextes à des règlements de comptes. La montée en puissance des groupes folkloriques durant les années 60, avec notamment le ballet martiniquais, a remis au goût du jour ce sport de combat au cours de joutes chorégraphiées. Avec les années 70 et l’émergence des mouvements indépendantistes, le phénomène a pris de l’ampleur, au point de devenir de plus en plus concret.
De nos jours, des associations culturelles travaillent pour réactualiser les connaissances autour de cette activité. Le danmyé ou danse martiale ne s’est développé qu’à la Martinique. Il se pratique au rythme du tambour et des ti-bwa à l’intérieur d’un cercle formé par les spectateurs. Un chanteur excite les combattants par des paroles en faveur de la lutte. Il existe divers lieux de pratique en Martinique pour des soirées « bèlè ». Traditionnellement, la soirée commence par des combats de danmyé, puis le bèlè prend la relève et une véritable communion se poursuit toute la nuit. Enfin, la soirée se termine au lever du jour par le « ting-bang.
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Days after the deadly Red Fort blast, Delhi Police has identified another potential threat — a red Ford EcoSport SUV linked to prime suspect Dr. Umar Un Nabi. The vehicle, reportedly capable of carrying more explosives, is under scanner across Delhi, Haryana and UP. Massive search operations are underway.

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Premier art martial martiniquais, le danmyé ou ladja est né du choc de la rencontre de deux mondes. Les esclaves venus du Sénégal, transitant par l’île de Gorée, ont crée un art de combat inspiré de la cérémonie initiatique le « n’golo », qui symbolisait le passage du monde de l’adolescence au monde adulte sous la forme d’une lutte. La principale source d’inspiration est sans conteste le làmb (lutte sénégalaise). Les combats avaient lieu au cours des fêtes patronales ou au cours de combats « arrêtés ».
Cependant, après la départementalisation en 1947, des décrets municipaux interdirent la pratique du danmyé. Les combats étaient bien réels, les coups portés et ces rencontres servaient de prétextes à des règlements de comptes. La montée en puissance des groupes folkloriques durant les années 60, avec notamment le ballet martiniquais, a remis au goût du jour ce sport de combat au cours de joutes chorégraphiées. Avec les années 70 et l’émergence des mouvements indépendantistes, le phénomène a pris de l’ampleur, au point de devenir de plus en plus concret.
De nos jours, des associations culturelles travaillent pour réactualiser les connaissances autour de cette activité. Le danmyé ou danse martiale ne s’est développé qu’à la Martinique. Il se pratique au rythme du tambour et des ti-bwa à l’intérieur d’un cercle formé par les spectateurs. Un chanteur excite les combattants par des paroles en faveur de la lutte. Il existe divers lieux de pratique en Martinique pour des soirées « bèlè ». Traditionnellement, la soirée commence par des combats de danmyé, puis le bèlè prend la relève et une véritable communion se poursuit toute la nuit. Enfin, la soirée se termine au lever du jour par le « ting-bang.
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The first martial art of Martinique, Danmyé—or Ladja—was born from the clash of two worlds. Enslaved people from Senegal, passing through Gorée Island, created a combat art inspired by the initiatory ceremony called “n’golo,” which symbolized the transition from adolescence to adulthood through wrestling. The primary source of inspiration was undoubtedly the làmb, or traditional Senegalese wrestling. These combats took place during patronal festivals or in organized bouts.
However, after Martinique became an official French department in 1947, municipal decrees banned the practice of Danmyé. The fights were real, with genuine blows, and often served as a pretext for settling disputes. During the 1960s, the rise of folkloric groups—most notably the Martinican ballet—revived this combat sport through choreographed bouts. In the 1970s, with the emergence of independence movements, the phenomenon gained momentum, becoming increasingly prominent.
Today, cultural associations work to preserve and update knowledge about this practice. Danmyé, or martial dance, developed exclusively in Martinique. It is performed to the rhythm of drums and ti-bwa within a circle formed by spectators. A singer encourages the fighters with chants in favor of the struggle. There are various venues in Martinique for “bèlè” evenings. Traditionally, the night begins with Danmyé bouts, followed by bèlè, creating a sense of communion that lasts through the night, ending at sunrise with the “ting-bang.”
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