Auteur/autrice : Killian BOREZO

En évoquant le « Quoi qu’il en coûte » dans son rapport annuel, la Cour des comptes salue « les résultats obtenus » et « une stratégie validée ». Un ton élogieux qui renforce encore la crédibilité d’une mesure peu contestée depuis sa mise en place en mars 2020. Un tel emballement est-il mérité ?  Rarement la Cour des comptes aura été aussi dithyrambique à propos des dépenses publiques. Dans son rapport annuel, publié ce mercredi, l’institution est revenue sur la politique du « Quoi qu’il en coûte », alors que l’année 2021 fut marquée par des dépenses de crise plus fortes qu’en 2020. En septembre 2021, le ministre des Comptes publics estimait que la crise avait coûté entre 170 et 200 milliards d’euros à l’Etat. Malgré ces chiffres fous, « cette stratégie a été validée tant sur son principe, par les organisations internationales, que dans les faits, par les résultats obtenus en termes d’activité constatée fin 2021, qui seraient encore en amélioration par rapport aux prévisions de la loi de finances initiale pour 2022 », note le rapport. Avec un taux de cĥômage qui a retrouvé son niveau d’avant crise sanitaire au dernier trimestre et un taux de croissance historique de 7 % en 2021, « la réussite au niveau macro du « Quoi qu’il en coûte » est incontestable », confirme Anne-Laure Delatte, économiste au CNRS et spécialiste de questions financières et européennes. Des résultats d’autant plus forts qu’ils interviennent même pas deux ans après le début de la crise. « Lors du précédent grand choc économique, la crise des subprimes en 2008-2009, la France avait mis six ou sept ans à revenir à son niveau d’avant crise. Là, seulement quelques mois », s’enthousiasme également Jacques Le Cacheux, professeur d’économie à l’Université de Pau et spécialiste des finances.Une réussite imitée et partagée Le « Quoi qu’il en coûte » français n’est d’ailleurs pas sans rappeler le « Whatever it takes », (Tout ce qu’il faudra) prononcé par le président de la Banque centrale européenne Mario Draghi en pleine crise économique en 2012. Une déclaration qui avait permis de limiter la casse – les spéculations sur la Zone euro s’étant arrêtés suite à ces mots –, mais survenu avec quelques années de retard.  Cette erreur ne fut pas répétée en 2020, Emmanuel Macron allongeant la planche à billets dès mars et le premier confinement. Preuve de l’efficacité d’une telle mesure, elle fut adoptée simultanément dans de nombreux autres pays. « Toutes les nations riches qui pouvaient se permettre une telle mesure l’ont mise en place », résume Anne-Laure Delatte. L’intensité du « Quoi qu’il en coûte » à travers les nations n’aurait dépendu que « de l’état de leurs finances publiques », rapporte l’économiste : « Les Etats-Unis ou l’Allemagne, par exemple, ont eu une utilisation
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Info de touristique en Martinique: Rencontre avec Auguste Plenet, dernier survivant guyanais de la Seconde Guerre Mondiale Article rédigé par arapaho; touristique en Martinique. Relayé sur maires-martinique.org le 22 February 2022 à 0h28: «  Auguste Plenet a fait partie des premiers guyanais à devenir pilote d’avion pour l’armée française. Cet engagé de 97 ans est […]

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Opportuniste et sans scrupule, la politique extérieure de Vladimir Poutine a replacé la Russie au centre des enjeux géostratégiques mondiaux. Avec de nombreux experts, le documentariste Frédéric Tonolli interroge les motivations profondes de cette nouvelle guerre froide.

En février 2007, lors de la Conférence de Munich pour la sécurité mondiale, Vladimir Poutine pique une grosse colère – froide. À la tribune, il dénonce l’unilatéralisme des États-Unis et annonce la fin d’un monde unipolaire. Bien que virulent, son discours n’est pas vraiment écouté. Sept ans après la prise de pouvoir surprise de l’obscur officier du KGB, les Occidentaux sous-estiment encore son obsession de replacer la Russie au centre de l’échiquier mondial. Pourtant, quand Poutine voit peu à peu l’Otan se rapprocher des frontières russes grâce à l’adhésion d’ex-pays du bloc de l’Est, se sentant menacé et trahi, il frappe vite et fort. Il intervient en Géorgie, en Ukraine ou en Crimée, défend ses intérêts en Syrie ou en Libye, étend son influence sur le continent africain, notamment en Centrafrique. Tacticien et opportuniste, l’autocrate a fait de la politique extérieure son arme fatale, à la fois un outil de fierté retrouvée et de cohésion nationale. Jusqu’où ira-t-il ?

Le marteau et le désordre
Pays ruiné au début des années 2000, méprisé et isolé, la Russie est aujourd’hui respectée, crainte… et fantasmée. Bien parti pour battre le record de longévité de Staline, le « tsar » Poutine construit pas à pas, mais violemment, son rêve du retour d’un grand Empire, non-aligné et autonome. Ce documentaire du chevronné Frédéric Tonolli (prix Albert-Londres en 1996) passe au peigne fin les motivations profondes de celui qui est décrit comme un « réaliste pragmatique » et non un idéologue. Entre « diplomatie du marteau » et « stratégie du désordre », diplomates, opposants et observateurs, dont l’ancien ministre Hubert Védrine, des journalistes russes indépendants mais menacés, comme Dmitri Mouratov, prix Nobel de la paix, ou le maître de conférences Kevin Limonier analysent la capacité hors pair de Poutine à s’immiscer dans les failles de la géopolitique mondiale. C’est indéniable, l’ours russe mène la danse d’une nouvelle guerre froide.

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Info de Dailymotion: GALA VIDÉO – Karine Baste-Régis : ce changement opéré en toute discrétion Article rédigé par ; Dailymotion. Relayé sur maires-martinique.org le 21 février 2022 à 18h51: «  » Lien complémentaire: https://www.dailymotion.com/video/x883jqz L’image présentée ici n’est pas exactement celle de l’article original car le site éditeur ne permet pas toujours de la charger dans […]

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INFO 20HR

A LA UNE:-

➡ au nom d’Irfan Rahman pour l’organisation de l’élection du Dental Council : ‘cette pratique ne date pas d’aujourd’hui’, réplique le commissaire électoral dans une réponse écrite à Top FM

➡Post Emnati : un avis de vents forts et de fortes houles en vigueur jusqu’à 22 heures ce soir, les activités en mer fortement déconseillées

➡À Cité La Cure : 83 personnes se trouvent toujours dans le centre de refuge

➡Education : Les classes en présentiel reprennent demain

➡Alimentation : les prix des légumes ne devraient pas connaître une nouvelle hausse, sauf la pomme d’amour

➡Échoué au large de la Réunion : Le Tresta Star, navire battant pavillon mauricien,risque de se briser en deux, des hydrocarbures continuent de se déverser dans la mer

➡À l’étranger :
Au Brésil : les inondations et glissements de terrain à Petropolis ont fait au moins 165 morts

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