Info de Dailymotion: Cour des comptes : Près de deux ans après sa mise en place, le « Quoi qu’il en coûte » a-t-il été un

Article rédigé par ; Dailymotion.
Relayé sur maires-martinique.org le 22 February 2022 à 0h34:

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En évoquant le « Quoi qu’il en coûte » dans son rapport annuel, la Cour des comptes salue « les résultats obtenus » et « une stratégie validée ». Un ton élogieux qui renforce encore la crédibilité d’une mesure peu contestée depuis sa mise en place en mars 2020. Un tel emballement est-il mérité ?  Rarement la Cour des comptes aura été aussi dithyrambique à propos des dépenses publiques. Dans son rapport annuel, publié ce mercredi, l’institution est revenue sur la politique du « Quoi qu’il en coûte », alors que l’année 2021 fut marquée par des dépenses de crise plus fortes qu’en 2020. En septembre 2021, le ministre des Comptes publics estimait que la crise avait coûté entre 170 et 200 milliards d’euros à l’Etat. Malgré ces chiffres fous, « cette stratégie a été validée tant sur son principe, par les organisations internationales, que dans les faits, par les résultats obtenus en termes d’activité constatée fin 2021, qui seraient encore en amélioration par rapport aux prévisions de la loi de finances initiale pour 2022 », note le rapport. Avec un taux de cĥômage qui a retrouvé son niveau d’avant crise sanitaire au dernier trimestre et un taux de croissance historique de 7 % en 2021, « la réussite au niveau macro du « Quoi qu’il en coûte » est incontestable », confirme Anne-Laure Delatte, économiste au CNRS et spécialiste de questions financières et européennes. Des résultats d’autant plus forts qu’ils interviennent même pas deux ans après le début de la crise. « Lors du précédent grand choc économique, la crise des subprimes en 2008-2009, la France avait mis six ou sept ans à revenir à son niveau d’avant crise. Là, seulement quelques mois », s’enthousiasme également Jacques Le Cacheux, professeur d’économie à l’Université de Pau et spécialiste des finances.Une réussite imitée et partagée Le « Quoi qu’il en coûte » français n’est d’ailleurs pas sans rappeler le « Whatever it takes », (Tout ce qu’il faudra) prononcé par le président de la Banque centrale européenne Mario Draghi en pleine crise économique en 2012. Une déclaration qui avait permis de limiter la casse – les spéculations sur la Zone euro s’étant arrêtés suite à ces mots –, mais survenu avec quelques années de retard.  Cette erreur ne fut pas répétée en 2020, Emmanuel Macron allongeant la planche à billets dès mars et le premier confinement. Preuve de l’efficacité d’une telle mesure, elle fut adoptée simultanément dans de nombreux autres pays. « Toutes les nations riches qui pouvaient se permettre une telle mesure l’ont mise en place », résume Anne-Laure Delatte. L’intensité du « Quoi qu’il en coûte » à travers les nations n’aurait dépendu que « de l’état de leurs finances publiques », rapporte l’économiste : « Les Etats-Unis ou l’Allemagne, par exemple, ont eu une utilisation

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