Info de Dailymotion: En Algérie, les feux de forêt alimentent les théories du complot

Article rédigé par ; Dailymotion.
Relayé sur maires-martinique.org le 8 août 2023 à 3h40:

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En Algérie, les feux de forêt alimentent les théories du complot

Alors que les incendies ont fait au moins trente-quatre morts dans le pays, pouvoir et militants séparatistes ou islamistes s’accusent mutuellement de déclencher ces feux en Kabylie
En Algérie, les derniers incendies, qui ont officiellement fait trente-quatre morts, ont de nouveau donné lieu à des théories voyant des mains invisibles derrière cette catastrophe: le pouvoir, en arrêtant immédiatement une quinzaine de personnes, a laissé entendre que tout cela ne pouvait être que le fruit d’un complot ourdi par des forces tapies dans l’ombre, comme en 2021. À cette époque, le gouvernement d’Abdelmadjid Tebboune avait en effet accusé deux mouvements politiques –Rachad et le Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie (MAK)–, de connivence avec le régime marocain, d’avoir déclenché les feux qui avaient fait près de cent morts.

En face, des cyberactivistes, eux aussi prêts à dégainer, accusent le pouvoir (ou l’armée) de comploter contre une région, la Kabylie, rêvant de la voir à feu à et sang. Les deux thèses ont leurs partisans
Le spectre de «la main invisible»
Il faut dire que cette obsession de la main invisible brûlant les forêts algériennes est aussi vielle que la crise politique qui secoue le pays. Dans les années 1990, au plus fort de la violence terroriste, la propagande islamiste faisait souvent circuler l’idée selon laquelle l’armée mettait sciemment feu aux maquis pour débusquer les terroristes. Ce discours trouvait des adeptes, mais aucune preuve n’a jamais été avancée

Cette paranoïa a connu son apogée le 11 août 2021, jour de l’assassinat d’un jeune volontaire, Djamel Bensmail, lynché et brûlé vif dans une localité de Kabylie par une foule hystérisée par la découverte d’un soi-disant «pyromane». Ce grave incident, qui a failli tourner en confrontation ethnique entre berbérophones et arabophones, avait recentré le débat national autour de l’existence d’une conspiration prenant le pays pour cible, au travers d’incendies concentrés sur une région fortement singularisée.

Le choc était tellement fort et les événements si bien synchronisés qu’on ne pouvait imaginer d’autres mains que celles de «l’ennemi». Pour le pouvoir, c’était une tentative de déstabilisation dans laquelle deux groupes politiques, islamistes et séparatistes kabyles –classés terroristes–, auraient été instrumentalisés par des officines étrangères. L’implication de nombreux militants du MAK dans le lynchage du jeune Djamel en était, pour les partisans de cette thèse, la preuve irréfutable. Le mouvement séparatiste est soupçonné de vouloir, à tout prix, embraser le pays, dans le prolongement des événements qui secouaient l’Algérie depuis 2019, et dont la Kabylie constituait l’épicentre.
De leu

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